Qui sommes-nous ?

Dr Bour Cécile

Née en 1961 à Alès (Gard) ; après un baccalauréat lettres, j'entreprends des études médicales à l'Université de Strasbourg. J'effectue ma spécialité d'imagerie médicale et radiodiagnostic à Reims et Besançon, puis installation en région messine (Lorraine).
Je participe pendant un peu plus de vingt ans au dépistage organisé dans notre région, je deviens deuxième lectrice, mais ai démissionné de l'association départementale il y a un an, étant de moins en moins convaincue de son bien-fondé.
Illustratrice à mes heures (deux BD médicales "le burn-out" pour la Ligue contre le Cancer, comité Gironde, et "l'hypnose éclairée" pour le Groupe Aquitaine Douleur, Bordeaux ; auteur : Dr Fabrice Lakdja, anesthésiste-réanimateur à l'Institut Bergonié de Bordeaux ; livre sur : "Hôtel du Département Lyon : Visite sous forme de chroniques transversales", de Renaud Maury ; série de livrets de théatre (série Feydeau) pour les Editions de la Traverse, Nice.)
Illustratrice et rédactrice sur le site d'expression médicale :
http://exmed.org/tenu par Dr François-Marie Michaut.
Auteure d'un site de caricatures médicales .
Membre du Formindep
Liens d'intérêts, voir https://www.transparence.sante.gouv.fr/flow/rechercheBeneficiaires?execution=e2s4 : 2 repas professionnels offerts par General Electric (janvier 2014 d'un montant de 38 euros, janvier 2015, 43 euros)

Jean Doubovetzky, médecin généraliste et rédacteur senior pour la revue Prescrire

Né en 1957 à Paris, il obtient son baccalauréat scientifique en 1975. Parallèlement à ses études médicales il décroche aussi un certificat d’études supérieures de psychologie médicale générale et un diplôme de médecine d’urgence et d’oxyologie. Par la suite, il étudiera également la médecine tropicale et l’épidémiologie appliquée.
Son exercice médical est ensuite centré sur son activité en cabinet libéral et les soins aux réfugiés, avec des activités temporaires de régulateur du SAMU, de médecin pompier, de médecin de la SNCF et de médecin d’expertise pendant quelques années. Il dispense aussi un enseignement comme maître de stage, chargé de cours à la faculté de médecine de Toulouse et d’enseignant en formation continue. Dr Doubovetzky participe aux rencontres nationales de la revue Prescrire. Il est chargé d’enseignement lors de soirées de formation médicale sur les vaccinations et sur le bon usage des antibiotiques. Il est expert chargé d’enseignement lors de séminaires locaux, régionaux ou nationaux de formation médicale continue indemnisés par le Fonds de formation professionnelle conventionnelle des médecins. Son activité scientifique et rédactionnelle est centrée sur la rédaction à la revue Prescrire, dont il est membre depuis 1988, et notamment responsable de rubrique de 1996 à 2000, puis de 2009 à 2011. Il rédige des fiches thérapeutiques pour Pharma-Digest et collabore avec l’ANAES (future HAS) comme chargé de projets pour la rédaction de références et recommandations.Le Dr Doubovetzky rédige de très nombreux articles médicaux (Prescrire, mensuel Que Choisir Santé, traductions pour l’EBM Journal et divers éditeurs dans le domaine médical), traduit de nombreux ouvrages et articles. Il est rédacteur en chef d’un site internet de santé indépendant pendant une année, en 2000, et chroniqueur pour l’émission « c’est mieux le matin » de France 3 Sud en 2008. Il fait partie des fondateurs de l’ARÉSIP (Association pour la Recherche sur les Événements de Santé et leurs Impacts Personnels) qui a pour but de réaliser en France des études méthodiques sur le savoir de santé des non professionnels, et d’en rendre les résultats accessibles pour tous via un site internet, sur le modèle de healthtalkonline.org et youthhealthtalk.org. Enfin, il collabore en 2015 à l’élaboration de la brochure indépendante du collectif Cancer-Rose sur le dépistage du cancer du sein.
Le Dr Doubovetzky n'a aucun lien d’intérêt, ni avec les industriels du médicament ou du matériel médical, ni avec leurs officines de communication, ni avec les compagnies d’assurance. Il est également membre du Formindep.

Dr Emilie Franzin

Née en 1980 dans le Loir et Cher puis gersoise jusqu’à mes études de médecine toulousaines.

J’ai découvert la présence des laboratoires pharmaceutiques dans les « staffs » hospitaliers dès mon externat. Mais ce discours me dérangeait.
Un professeur de pharmacologie m’a fait découvrir qu’une information indépendante pouvait exister par le BIP31 et Prescrire. Merci Pr. Montastruc.
En tant qu’interne, je n’étais pas encore assez armée pour refuser aux staffs et repas labos mais je ne m’y sentais pas à ma place.
Puis en remplacement, j’ai découvert que c’était possible : groupe de pairs, formation médicale continue.
Collaboratrice dans le Gers, adhérente au Formindep depuis 2010, je ne reçois plus les visiteurs médicaux depuis. Je fuis toutes les formations, réunions d’information, congrès dès que je réalise qu’un labo est partie prenante (car parfois on ne s’en rend compte qu’une fois sur place).
Je n’ai jamais réussi à convaincre une patiente de faire la mammographie quand elle ne souhaitait pas la faire.
Alors quel a été mon plaisir de découvrir que je n’étais pas la seule et de rejoindre ce groupe dynamique et constructif afin de proposer une information plus loyale aux patientes.

Dr Marc Gourmelon

Médecin généraliste depuis plus de 30 ans , j'ai un peu « bourlingué ».
Jusqu'en 2008 j'étais un médecin dans la « norme » c'est à dire que je recevais les visiteuses médicales que l'industrie pharmaceutique envoie dans les cabinets médicaux pour informer les médecins des « progrès » de la médecine. Je me rendais régulièrement à l'invitation des laboratoires pharmaceutiques dans de grands hôtels pour y suivre la formation médicale continue élaborée sous leur « aimable » patronage. Titulaire d'un diplôme universitaire de nutrition, j'étais très investi dans la prise en charge des malades en surpoids. Ainsi j'avais attendu avec beaucoup d'impatience la mise sur le marché d'un médicament « miraculeux » pour la perte de poids : l'Acomplia ( Sanofi-Aventis). Or ce médicament a été retiré de la vente le 28/02/2008 car il provoquait des dépressions graves qui ont entraîné la mort par suicide de plusieurs patients . Cet effet secondaire grave, à aucun moment le laboratoire ne me l'avait présenté , bien au contraire. Cet événement a été le déclic. Je me suis souvenu qu'avant ce médicament , il y avait eu le Vioxx, le Staltor et bien d'autres.
C'est à cette époque également que le Médiator commençait  à faire parler de lui et je connaissais la position de la revue Prescrire à son sujet.
J'ai alors réellement pris conscience de la manipulation dont j'étais l'objet de la part  des industriels du médicament où tous les mensonges et les manipulations étaient bons pour faire que je prescrive.
Ma confiance dans le système de santé a été perdue et j'ai décidé de ne plus prendre pour argent comptant ce que l'industrie ou les autorités sanitaires ( largement sous influence) affirmait.
Je me suis mis à chercher par moi même le meilleur comportement médical. L'indépendance et la transparence est ce qui me guide depuis l'heure. J'ai ainsi rejoint en 2011 ( ou 2012) l'association Formindep ( lien)
C'est à peu près à la même époque qu'est sorti le livre de Rachel Campergue : « No Mammo » .
Déjà sensibilisé au fait que les dépistages n'apportent pas les bienfaits annoncés, ce livre et les études indépendantes qui sont sorties plus tard, m'ont convaincu que l'incitation à pratiquer une mammographie de dépistage à partir de 50 ans n'apportaient pas les bénéfices avancés. De plus, le marketing intense autour de cette problématique et les campagnes d' Octobre Rose m'ont amené à comprendre que les femmes sont « prises en otage ». Elles sont d'autant plus manipulées qu'elles ne sont pas informées de façon honnête sur les bénéfices/risques de la mammographie de dépistage .
C'est sur cette conviction partagée par 4 autres médecins que j'ai décidé de me mobiliser avec eux pour participer à ce blog dont le but est l'information la plus objective possible sur le sujet d'Octobre Rose et la problématique du dépistage du cancer du sein.

Dr Annette Lexa

Je suis née en 1960 à Longwy (54).
J’ai fais mes études à la Faculté des Sciences à Vandoeuvre (Nancy) puis à Metz. Je suis titulaire d'un DEA d’ecotoxicologie et d’un doctorat de Toxicologie, et j’ai longtemps été chercheur en collaboration avec l’industrie pharmaceutique à l’Université de Metz (jusqu’en 1997). Je suis inscrite à la liste des toxicologues européens (EUROTOX) depuis 2009 et spécialisée depuis 2008 dans la toxicologie réglementaire et l’évaluation de risque en santé-environnement que j’exerce comme consultante au sein de ma propre société (http://www.rcma-expert.eu/fr/). Je suis également expert judiciaire. Je suis l’auteure d’un certain nombre d’ouvrages et de publications en histoire des sciences et en épistémologie (j’ai notamment travaillé sur la vie et l’oeuvre du 1er généticien français, le biologiste Lucien Cuénot (1866-1951) mais aussi sur les premiers géologues lorrains au XIXe siècle, les collections d’histoire naturelle du musée de Metz, etc.). Au niveau régional, je suis membre du C.A. de l’Académie Lorraine des Science ; j’ai été 10 ans (2006-2016) membre du CODERST de la Moselle (Comission départemental Envirnnement Risques sanitaires et technologiques) et je donne des conférences depuis des années pour l’Université de la Culture Permanente.
Au niveau national, j’ai rejoins des associations au sein de leur Conseil Scientifique (Fondation Nicolas Hulot et Générations Futures) et au C.A. du CRIIGEN. Je me qualifierais volontiers de scientifique indépendante, ouverte, curieuse, rigoureuse, passionnée de la méthode et aimant réfléchir avec les outils de la philosophie et de l’histoire des sciences. Je collabore au site cancer rose en portant un regard extérieur au monde médical ; j’y édite des articles sur des sujets attenants au dépistage et qui traitent de la dimension sociétale, historique, philosophique, anthropologique et toxicologique . Informée de la controverse autour de l’intérêt de dépistage depuis 2005, sensibilisée de par ma compétence en évaluation de risque sanitaire et en toxicologie, discipline qui s’intéresse de près aux risques liés à l’exposition aux substances CMR (cancérogène, mutagène reprotoxique) et aux perturbateurs endocriniens, etc, et qui se sert en particulier de l’épidémiologie et de la modélisation, ce sujet m’a interpellé très tôt et me concerne à la fois comme femme et comme scientifique.

Dr Philippe Nicot

Né en 1961 à Limoges. J’exerce la médecine générale depuis 1991 et suis conventionné en secteur 1.
Depuis le début de mon installation je me suis inscrit dans un programme d’évaluation et d’amélioration de la qualité de ma pratique. Ainsi je lis des revues indépendantes, anglo-saxones, je réalise des audits de pratiques, j’ai participé à plus d’une vingtaine de recommandations de pratiques pour la Haute Autorité de Santé (HAS), réalisé des expertises sur les médicaments (commission de la de la HAS), publié une trentaine d’articles dans des revues à comité de lecture dont une dizaine dans des revues internationales (Lancet, BMJ, CAMJ, Cancer, Pharmacoepidemiol Drug Saf, BJP, Prev Med…), adhéré à une société savante (la SFDRMG), participé à l’animation du Formindep (2011-2014). Je suis également depuis 2012 membre titulaire du Comité de Protection des Personnes SOOM IV. Je n’ai pas de liens d’intérêts avec les firmes fabricant ou commercialisant des produit de santé tant de diagnostic que thérapeutique. Spécifiquement sur le thème du dépistage du cancer du sein, en 1994, j’anime des séminaires de formation sur le thème du dépistage des cancers et spécifiquement du dépistage du cancer du sein puisque mon département de la Haute-Vienne est l’un des départements expérimentaux. Expérimental veut dire que nous étions dans le questionnement sur le bienfait de ce dépistage. En 1998 commence à poindre les premiers doutes scientifiques. En 2000, la collaboration indépendante Cochrane publie dans la revue internationale The Lancet un pavé dans la mare en contestant les bienfaits du dépistage du cancer du sein par mammographie à partir de l’analyse des divers essais contrôlés réalisés. A partir de ce moment j’intègre ce doute scientifique et comprend que la réalité du dépistage du cancer du sein est complexe. Je me heurte à la croyance tant de la part de ma profession que de ma patientèle qui pense que tout cancer dépisté tôt sera guéri.
En 2004, le dépistage devient organisé dans tous les départements français, pourtant les doutes scientifiques s’intensifient. En 2010, je participe à la recommandation de la HAS : « La participation au dépistage du cancer du sein des femmes de 50 à 74 ans en France. Février 2012. » J’écris mon désaccord avec cette recommandation qui a pour objet à la fois d’informer les femmes tout en les incitant très fortement à faire ce dépistage, ce qui selon moi est impossible, d’ailleurs le document de la HAS a rangé les données scientifiques qui contredisent les bienfaits de ce dépistage, pourtant publiées dans les meilleures revues internationales, dans le chapitre « controverse ». En décembre 2011, je refuse d’adhérer au dispositif conventionnel dit de la ROSP, qui rémunère les médecins sur un certain nombre d’indicateur, dont celui de la participation au dépistage du cancer du sein. En 2010-2014, dans le cadre du Formindep, j’ai la chance de rencontrer divers acteurs de cette controverse scientifique dont Bernard Junod, longtemps seul à porter en France celle-ci. Il est selon moi un enjeu majeur, permettre à tous les citoyens, professionnels de santé, et décideurs d’intégrer l’incertitude scientifique.

Dr Bernard Pabion

Médecin généraliste, membre du Formindep.
Déclaration de liens d'intérêt. Je n'ai pas de lien avec les industries de la santé, et ne reçois plus les visiteurs médicaux depuis 2002. Comme beaucoup de Médecins Généralistes, je perçois de la Sécurité Sociale, la Rémunération sur Objectifs de Santé Publique. Cette rémunération comporte, entre autres items non conformes aux données actuelles de la science, une incitation pour le praticien qui convainc ses patientes de participer au dépistage. A propos du dépistage du cancer du sein. Ayant fait un stage de gynécologie durant mon internat de médecine générale, j'étais plutôt « sensibilisé » au problème du cancer du sein, et incitais mes patientes à se soumettre à la mammographie avant même que le dépistage ne soit généralisé. Mes premières questions viennent probablement de la Revue Prescrire, puis de la lecture en 2012 du livre de Rachel Campergue « No mammo ? Enquête sur le dépistage du cancer du sein », complété par le site http://www.voixmedicales.fr/ et des articles de la revue Médecine. A la même époque, la vidéo de Bernard Junod présentée surhttp://www.atoute.org/n/Cancers-depistages-et-risques-de.html m'a permis de mieux comprendre ce que voulait dire un surdiagnostic de cancer du sein. Enfin j'ai dû creuser le sujet pour intervenir dans une soirée sur le dépistage du cancer du sein fin janvier 2015, ce qui a achevé de me convaincre que les risques du dépistage, en l'état actuel, ne sont pas compensés par les faibles et très incertains bénéfices...

Dr Vincent Robert

Né en 1955 à Lunéville (Lorraine), je commence ma carrière professionnelle en 1985 en réanimation, au CHR Metz-Thionville.

Intéressé par l'évaluation en santé, lorsque le PMSI se met en place, je prends en 2000 la responsabilité du DIM (département d'information médicale) du Groupement des hôpitaux de Thionville.
En 2010, je quitte le CHR pour exercer à Alpha Santé à Hayange comme chef de service du DIM.
En 2012, je suis recruté par les Hôpitaux Robert Schuman, au Luxembourg, pour y mettre en place un DIM. J'y exerce toujours.
Parallèlement à ces activités, j'ai été président de la Commission de la recherche clinique du CHR Metz-Thionville et membre du CPP (comité de protection des personnes) Est 3.
Enfin, depuis une dizaine d'années, je donne des cours de statistiques et d'épidémiologie comme enseignant vacataire à l'Université de Metz.

Je n'ai aucun lien d’intérêt, ni avec les industriels du médicament ou du matériel médical, ni avec les compagnies d’assurance.

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Le Dr Vincent Robert est membre invité du groupe, nous le sollicitons régulièrement pour son assistance en matière d'analyses statistiques et compréhension des données. Dr Robert a contribué à la relecture de la brochure et il est l'auteur principal de l'étude réalisée sur les mastectomies en France : 

http://www.jle.com/fr/revues/med/e-docs/le_depistage_organise_permet_il_reellement_dalleger_le_traitement_chirurgical_des_cancers_du_sein__310529/article.phtml

 

Dr Yver

Médecin pathologiste de l' hôpital public. Ancien chef de clinique des hopitaux. Membre du Formindep. Absence de conflits d'intérêt: aucun lien avec l'industrie pharmaceutique.