Quand le trop…. est l’ennemi du bien.

Cliquez ici : un cas clinique

 

Là c’est sûr, sans dépistage, la patiente se portait mieux.

Voir à l’échographie une « une distorsion de l’architecture non vascularisée, ce sur environ 12 mm » nous laisse déjà un peu pantois…

Au final pour la patiente de ce cas, il n’y avait donc pas de lésion carcinomateuse, on retrouvait de l’adénose inflammatoire et de la fibro-élastose.

Mais : « L’expert ajoute qu’il y avait nécessité de tumorectomie car cette lésion a un risque relatif de transformation maligne et qu’elle peut être associée à des foyers de carcinomes in situ ou infiltrant. » On peut donc proposer des tumorectomies pour des lésions non cancéreuses mais qui pourraient peut-être être associées à un cancer, qui n’est pas là, mais peut-être ça pourrait.

En tous cas cela nous fait frémir à la vision d’un futur où la moindre micro-lésion ou distorsion architecturale sera de plus en plus visibles en raison d’appareillages de plus en plus sophistiqués où plus un sein ne sera normal. On frémit aussi à la pensée que beaucoup d’images mammographiques et de prélèvements anatomo-pathologiques sont sur-classés en malignité et ce de plus en plus fréquemment par les spécialistes ; de peur de sous-estimer on préfère finalement en faire trop. A force de surclassements abusifs, et à force de trop voir, de poser des diagnostics inutiles et exagérés, et a fortiori si des erreurs de coordination des spécialistes se surajoutent, les patientes auront à l’avenir de plus en plus de « chances » de connaître ce genre d’histoire.

Chirurgie abusive, radiothérapie inutile, cascade d’évènements malheureux.. La patiente est indemnisée certes, mais gardera ses séquelles à vie.

 

Post Author: Cancer-Rose