Le surdiagnostic, en un graphique et un tableau

Nous reproduisons ici un graphique (cliquez sur l'image pour agrandir) très parlant, démontrant comment se produit un sur diagnostic, sur une idée d'un chercheur américain, Gilbert Welch, adapté ici par le Dr Jean-Baptiste Blanc et avec son aimable autorisation de reproduire cette image.

Nous voyons que pour les formes d'évolution progressive lente, il y a une marge de temps entre la phase des symptomes et la phase de généralisation, ce qui signifie qu'il n'est pas "trop tard" ni pour soigner ni pour guérir pour une lésion devenue symptomatique.

https://30ansplustard.wordpress.com/2015/10/07/deconstruction-dune-manipulation/

Cliquez sur le lien pour lire l'article "déconstruction d'une manipulation" du Dr Blanc .
Ci-contre, vous trouverez une représentation sur un poster (home-made, désolée...) des résultats des méta-analyses de la revue indépendante Prescrire, de la Collaboration Cochrane (collectif de chercheurs nordiques indépendants) et de l'US Préventive Task Force, organisme étasunien d'évaluation des programmes de santé publique. (Cliquez sur l'image pour agrandir)
La Collaboration Cochrane (association de chercheurs nordiques indépendants) présente ses résultats sur 2000 femmes dépistées à partir de 40 ans sur 10 années, La Revue Prescrire (revue médicale française indépendante de l'industrie pharmaceutique) le fait sur 1000 femmes dépistées dès 50ans sur 20 années, l'US Task Force (organisme étasunien indépendant d'évaluation des dispositifs de santé publique) évalue sur 1000 femmes lui aussi, dépistées de 50 ans à 74 ans, ce qui correspond le plus à la situation française.
Les points marron représentent le nombre de femmes dépistées, suivies. Les points rouges correspondent aux sur diagnostics, les points jaunes au nombre de cancers présument évités. Les points bleu clair sont les fausses alertes, et les bleu foncé les biopsies inutiles.
Malgré les quelques variations des données, on remarque deux choses : d'une part les estimations sont assez proches toutes proportions gardées, d'autre part il y a pour chacune de ces trois études une proportion largement plus importante de surdiagnostics et de fausses alertes, ces deux éléments faisant partie des désavantages du dépistage (auxquels il faut ajouter les cancers radio-induits), par rapport aux décès 'évités'. La balance bénéfice/risques est donc loin d'être aussi optimiste qu'on le présente aux femmes...

Post Author: Cancer-Rose